Le premier sondage de DRH sur la future loi travail a été réalisé fin février par Le Cercle des DRH auprès de ses adhérents (une centaine). À la question de savoir si ces derniers pensent négocier un accord sur la pluri-annualisation du temps de travail (dans la limite de trois ans, dixit l’avant-projet de loi, au lieu d’un an actuellement), les adhérents répondent non à 79 %. « La pluri-annualisation du temps de travail sur trois ans est inutile », commente Le Cercle.

Validation des accords.

S’agissant des nouvelles dispositions envisagées pour la validation des accords d’entreprise, les répondants sont davantage partagés. La conclusion d’un accord avec des syndicats majoritaires (50 %) divise les DRH : 53 % y sont défavorables, 47 % approuvent. En revanche, l’autre voie proposée par le projet – validation d’un accord par des syndicats représentant 30 % des salariés et par référendum des salariés – obtient une large approbation des adhérents du Cercle (68 %). Celui-ci fait toutefois remarquer qu’il aurait préféré que s’impose la négociation avec les élus au lieu des syndicats, le monopole de ces derniers dans ce domaine ne se justifiant plus du fait qu’ils sont « de moins en moins représentatifs du personnel des entreprises ».

Négociation obligatoire.

Enfin, le sondage du Cercle fait apparaître qu’une courte majorité des DRH (53 %) approuvent la possibilité de prévoir, pour certains thèmes, une négociation obligatoire au niveau du groupe et non plus au niveau de l’entreprise.

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